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Mabuya mabouya (Lacepède, 1788)
Scinque mabouya

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par Michel BREUIL *


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Systématique - Description - Répartition dans l'archipel Guadeloupéen -
- Répartition locale - Habitat - Biologie-Écologie - Reproduction - Protection -

 

Systématique
Holotype : cette espèce a été décrite par Lacepède en 1788 de manière assez confuse à partir de données anciennes (Rochefort, 1658; Du Tertre, 1667; Sloane, 1725) et d'un exemplaire conservé au Cabinet du Roi (=Muséum national d'Histoire naturelle), mais maintenant perdu (Brygoo, 1985). La figure de Lacepède représente le type de cette espèce.
Localité-type : Lacepède indiquait que c'est "principalement aux Antilles qu'on les rencontre" et "on trouve aussi le Mabouya dans l'ancien Monde : il est très commun dans l'île de Sardaigne, où il a été observé par M. François Cetti, qui ne l'a désigné que par les noms sardes de tiligugu et tilingoni" . Il est possible que cet individu ait été capturé en Martinique par Thibault de Chanvallon (p.264). Latreille (1802) a limité la répartition aux Antilles et Dunn l'a restreinte aux Petites Antilles.

En Sardaigne, il existe deux Scincidés, le seps ocellé (Chalcides ocellatus) et le seps chalcide (Chalcides chalcides) qui sont des espèces très différentes de celles des Antilles et d' Amérique du Sud, mais qui se ressemblent superficiellement, d'où le commentaire de Lacepède (1788).

Nom original : Lacertus Mabouya Lacepède, 1788
Synonymes :
Scincus (cliqua) aena Gray, 1831
Mabuya Cepedii Cocteau, 1836
Eumeces mabouia Duméril et Bibron, 1839
Mabuia lanceolata Cope, 1863
Mabuya metallica Bocourt, 1879
Mabuia luciae Garman, 1887c
Mabuia dominicana Garman, 1887c

Rochefort (1658), sous le nom de brochet de terre, Du Tertre (1654) sous le nom de mabouya en Guadeloupe, Du Tertre (1667) sous le nom de scinc ou scinque ont été les premiers à décrire ce que l'on considère souvent être le scinque mabouya (p. 15, p. 36). Daudin (1802b) a pensé que l'animal dont il est question ci-dessus correspond à ce que Sloane (1725) a appelé "galleywasp" et qu'il a nommé le "gros scinque de la Jamaïque". Nous pensons que l'opinion de Daudin est correcte et qu'il y avait une espèce d'Anguidés du genre (Celestus ou Diploglossus) en Guadeloupe au XVII° siècle (p.36).

À la suite de la description de Lacepède (1788), Daudin (1802b), à partir de l'individu ayant servi à réaliser le dessin de Lacepède (p.264), a donné une description un peu plus précise de cet animal qu'il a nommé scinque mabouya. Duméril et Bibron (1839) ont réalisé une description très précise de cette espèce qu'ils ont nommée Eumèces mabouia. Leur description repose sur "un bon nombre d'exemplaires, qui y ont été recueillis (en Martinique) par M. Plée ; plusieurs autres proviennent de la Guadeloupe par les soins de M. Beaupertuis et L'Herminier". Malheureusement, il semblerait que certains de ces exemplaires aient été détruits, donnés ou perdus, comme celui ou ceux de Beaupertuis et il ne reste qu'un exemplaire de L'Herminier et quatre de Plée. Brygoo (1985) a commenté la synonymie détaillée de cette espèce.

Le nom scientifique du scinque mabouya appelle quelques commentaires. Selon Lacepède (1788) "ce nom de Mabouya, tiré de la langue des Sauvages de l'Amérique septentrionale, désigne tout objet qui inspire du dégoût ou de l'horreur; et à moins qu'il ne soit relatif aux habitudes du lézard dont il est ici question, (...), il ne nous paraît pas devoir convenir à ces animaux, leur conformation ne présentant rien qui doit rappeler des images très désagréables. Nous l'adoptons cependant, parce que sa vraie signification peut être regardée comme nulle, peu de gens sachant la langue des Sauvages d'où il a été tiré, et parce qu'il faut éviter avec soin de multiplier sans nécessité les noms donnés aux animaux". Il est à noter qu'un gecko porte le nom de mabouia dont Moreau de Jonnès (1821) a indiqué l'origine à partir des informations de Breton (1665,1666) (p.211).

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Description - Diagnose
Lacepède (1788) considérait que son mabouya "a une très grande ressemblance avec le scinque". Selon Dunn (1936), M. m. mabouya ne présente ni bande dorsale, ni bandes dorso-latérales foncées et il ne possède normalement qu'une seule paire d'écailles nucales. De plus, la première écaille supraoculaire est petite et ne touche pas la frontale. Brygoo (1985) a donné une longueur totale de 251 mm dont 163mm pour la queue pour l'exemplaire de L'Herminier (MNHN 2902), c'est le plus long des individus présents dans les collections nationales. La longueur corporelle est de 87 mm pour les mâles et de 93 mm pour les femelles (Schwartz et Henderson, 1991).

La photographie (p.267) du Mabuya des îles de la Petite Terre montre que cet individu présente les caractéristiques de Mabuya mabouya telles que les ont données Duméril et Bibroh (1839) et Dunn (1936), mais aussi telles que les a représentées Lacepède (1788). Cet unique individu présente une face dorsale et des flancs cuivrés. Une bande latérale de 3-4 écailles de hauteur marron noir part de la narine traverse l'oeil, court le long du cou, passe au-dessus de la patte antérieure et s'estompe progressivement à partir du milieu du tronc. La face ventrale apparaît de couleur crème. Le dos ne présente aucune bande mais un pointillé d'écailles noires sur 3-5 rangées de large formant des lignes discontinues;ces ponctuations s'arrêtent au niveau des pattes postérieures et quelques-unes se poursuivent sur la queue. Il n'y aurait qu'une paire d'écailles nucales. L'individu que nous avons observé à la Désirade possède ces mêmes caractéristiques.

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Répartition dans l'archipel Guadeloupéen
À la suite des premiers chroniqueurs, Moreau de Jonnès (1821) semble être le premier à avoir cité cette espèce de Guadeloupe, suivi par Duméril et Bibron (1839) et Bocourt (1879), la citation de Du Tertre (1654) s'appliquant plus à un Anguidé. Barbour (1930b) a indiqué la présence d'un mabuya d'espèce indéterminée en Guadeloupe et qu'il existait des individus préservés dans les collections du MNHN.
Ces individus avaient été décrits par Duméril et Bibron (1839). Dunn (1936) a cité Mahuya mabouya de Guadeloupe sans autre précision. Schwartz et Henderson (1988) ont indiqué que Mabuya mabouya se trouve à l'îlet à Cochon dans le petit Cul-de-Sac marin. Dunn (1936) l'a mentionné de Marie-Galante mais ni de la Désirade ni des îles de la Petite Terre.
Underwood (1962) pensait que cette espèce survivait dans ces îles. Cette supposition s'est révélée exacte puisqu'un Mabuya mabouya a été trouvé à Terre de Bas de Petite Terre en avril 1998 (Lorvelec, 1998 ; Lorvelec et al., 2000) et nous l'avons découvert, avec Matrice Ibéné, à la Désirade en août 2000.

Lazell (1973) a cité un scinque des Saintes où après plus d'un mois de terrain sur l'ensemble de cet archipel, nous n'avons pu le retrouver, mais sa présence y est envisageable. En fait, Lazell ne l'a pas observé dans ces îles, mais son affirmation repose sur une information de Schwartz (Lazell in litt. septembre 1994). Ainsi, selon Lazell, Schwartz aurait fait une confusion, comme l'ont fait McLean et al.
(1977) entre Terre-de-Bas des Saintes et Terre de Bas de Petite Terre (qui s'écrit sans trait d'union). Le scinque mabouya était à Saint-Martin (Dunn, 1936; Schwartz et Thomas, 1 975 ; Schwartz et Henderson, 1985, 1988, 1991). Les citations successives de Schwartz ne sont qu'une reprise des données de Dunn (1936). Malhotra et Thorpe (1999) ont mentionné, sous le nom de Mahuya bistriata, cette espèce en Guadeloupe, à Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade. Ces informations correspondent aux citations anciennes de la littérature et aux erreurs qui y sont colportées comme le montrent d'autres passages de leur livre (p.74).

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Répartition locale
Les problèmes évoqués dans la systématique de ce genre et la disparition de ces lézards de certaines îles font qu'il est difficile de donner une aire de répartition exacte et actuelle des deux espèces reconnues ici. Selon Schwartz et Henderson (1985, 1988, 1991), Mahuya (mabouya) mabouya se rencontre à Anguilla, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Redonda (il n'y a pas été signalé par Harris (1997), mais y a été mentionné par Dunn (1936), Montserrat, Guadeloupe et satellites, Marie-Galante, Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et satellites, Grenadines, Barbade, Trinitad et Tobago. Il serait aussi présent à la Barbade (voir Censky et Kaiser, 1999) .

Schwartz et Henderson (1985, 1988, 1991) ont ainsi oublié la présence d'un mabuya en Martinique qui a été décrit par Bocourt (1879) sous le nom de Mabuya metallica et qui y a été collecté par Plée et probablement par Thibault de Chanvallon. Il a été considéré comme un synonyme de Mabuya mabouya par Dunn (1936). Barbour (1930a,c) considérait que cette espèce avait disparu de cette île, alors qu'Underwood (1962) a indiqué qu'elle y était toujours présente. Au cours de nos séjours en Martinique, nous n'avons pas encore eu l'occasion de la rencontrer, mais c'est une espèce difficile à observer (p.271).

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Habitat
Aux îles de la Petite Terre, le scinque mabouya est présent dans la forêt à poiriers-pays Lorvelec et al.(2000). À la Désirade, nous l'avons observé sur un talus couvert d'un fourré xérophytique.

À la Dominique Mabuya mabouya habite dans la litière, principalement dans les milieux agricoles : bananeraies, cocoteraies, plantations de cacaoyers (Brooks, 1968). Selon Bullock et Evans (1990), les plus grandes densités de Mabuya s'observent dans les forêts sèches du littoral, dans les taillis arborés, dans les cocoteraies. Les densités moyennes dans ces milieux vont de 0 à 750 individus à l'hectare. En revanche, en forêt humide de basse altitude (300 m), les densités moyennes sont comprises entre 0 et 66 individus à l'hectare. En forêt humide de montagne (700 m), le mabuya est très rare et se trouve à la lisière des forêts autour des habitations.

En Amazonie brésilienne, Ott et Blackburn (1991) ont observé 67 Mabuya bistriata, qui pour certains auteurs correspond à l'espèce présente dans les Petites Antilles, dans les habitats suivants : forêts primaires (48 %), forêts secondaires (42 %), forêts-galeries (6 %), zones agricoles et constructions (4%). Dans ces différents milieux, les scinques choisissent préférentiellement les micro-habitats suivants : troncs d'arbres morts et bois coupés (46 %), troncs d'arbres vivants et branches (25 %), litière (16%), sols nus, végétation diverse, rochers. La hauteur au-dessus du sol se situe entre 0,1 et environ 2 m.

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Biologie-Écologie
Il n'y a aucune donnée spécifique sur la biologie du scinque mabouya à la Guadeloupe. En revanche, il a été bien étudié à la Dominique (Brooks, 1968 ; Somma et Brooks 1976 ; Bullock et Evans, 1990) et la biologie de Mabuya bistriata est bien connue en Amazonie (Vitt et Blackburu, 1991; Avila-Pires, 1995) et certains auteurs (p.263) considèrent qu'il s'agit de la même espèce que Mabuya mahouya.

D'après Bullock et Evans (1990), Mabuya mabouya est actif entre 10h et 16h avec un pic entre 10 et 14h. Quand les conditions climatiques deviennent défavorables (pluie, températures basses), il se retire dans son terrier ou sous les rochers. Vitt et Blackburn (1991) ont relevé les mêmes horaires d'activité pour Mabuya bistriata avec quelques rares individus actifs dès 8h et un attardé à 20h.

Vitt et Blackburn (1991) ont noté que 6l% des Mabuya bistriata observés chassaient tandis que les autres se chauffaient. La température moyenne des Mabuya mabouya actifs est de 33°C avec un maximum de 37,7°C pour une femelle se chauffant en plein soleil et de 30,l° C pour des individus actifs à l'ombre (Brooks, 1968). Cette valeur de 33°C semble être une caractéristique de tous les mabuyas. Elle conditionne la période d'activité de ces espèces.

Ainsi, les mabuyas sont des lézards terrestres et arboricoles de forêts. La plupart des activités ont lieu comme les gymnophthalmes aux heures les plus chaudes de la journée quand le soleil est présent. En se déplaçant entre le soleil et l'ombre, les mabuyas ont la possibilité de réguler leur température corporelle. Quand celle-ci devient trop basse, ils se retirent dans leurs cachettes.

L'étude du régime alimentaire de Mabuya bistriata par Vitt et Blackburn (1991) indique que cette espèce est très opportuniste dans son alimentation. Elle consomme toutes les proies de taille appropriée à l'exception des fourmis. Les proies les plus consommées sont selon les échantillons les coléoptères, les araignées, les chenilles, les termites, mais en volume, les blattes, les criquets, les grillons, les araignées et les chenilles forment la plus grande masse. Les mille-pattes, divers insectes, les petits geckos de la litière, les escargots sont des proies plus occasionnelles. Les mabuyas consomment aussi leur vieille peau et leur placenta.

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Reproduction
La reproduction a été étudiée en détail chez Mabuya bistriata (Vitt et Blackbum, 1991). En Amazonie brésilienne, les femelles ovulent des "oeufs" de 1 mm de diamètre entre août et novembre et la parturition a lieu d'août à septembre (saison sèche) soit une durée de développement comprise entre 9 et 12 mois.
Les oeufs grossissent très peu durant les 4-6 premiers mois de la gestation. L'augmentation de taille et de masse se faisant une fois que le placenta est mis en place. La taille de la portée varie de 2 à 9. Elle représente près de 50% du poids d'une femelle non gestante. Cette gestation représente un très fort coût énergétique pour la femelle. De janvier à mars, il semblerait que les femelles gestantes soient plus actives que dans la période de parturition (août-octobre).
Les femelles préparturiantes sont plus souvent vues se chauffant près de trous dans lesquels elles se réfugient, au moindre coût énergétique, face à un danger.

À la naissance, les jeunes Mabuya bistriata mesurent environ 35,8mm de longueur corporelle (SVL) et atteignent une longueur totale de 109 mm. Trois mois plus tard (novembre), les nouveau-nés d'août mesurent 61 mm, 77 mm en janvier et 87 mm en juin. La croissance est d'abord rapide 8,4 à 8mm par mois, puis tombe à 2 mm de janvier à juin. Les femelles sont matures en un an.

En revanche, la biologie de la reproduction de Mabuya mabouya est peu connue dans les Petites Antilles. Une étude réalisée par Somma et Brooks (1976) à la Dominique a apporté les résultats suivants : la maturité sexuelle est atteinte pour une longueur museau-fente cloacale (SVL) de 72 mm pour les mâles et de 65 mm pour les femelles, les données manquent pour préciser la période de reproduction de cette espèce, cependant, les femelles gravides de décembre contiennent des jeunes dont la longueur totale est de 14-15 mm. Les 3 à 5 oeufs se développent dans les voies génitales de la femelle (viviparité) avec un apport de substances nutritives fournies au cours du développement par la mère par l'intermédiaire du placenta. À la naissance, les nouveau-nés mesurent environ 30mm de longueur corporelle (SVL).

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Protection
Mabuya mabouya est l'espèce de 1ézard qui apparaît la plus rare dans l'archipel Guadeloupéen, mais cette espèce est encore assez bien représentée à la Dominique et parfois en très grande densité (obs. pers., juillet 1993). Il est impossible de préciser si cette espèce y était naguère abondante où si elle est en régression. Corke (1992) a noté que les lézards terrestres n'étaient abondants que dans les îles au sud de la Martinique qui étaient dépourvus de mangoustes. Plusieurs raisons sont envisageables pour expliquer cette quasi-absence d'observation.
Mabuya mabouya a été victime de la mangouste, les seules observations récentes (1996, 1998, 2000) sont à Saint-Barthélemy (Mabuya sloanii, p.273), à Petite Terre et à la Désirade, îles pour l'instant, dépourvues de ce prédateur. Le faible créneau horaire d'activité diminue la probabilité de rencontre comme le montre la découverte récente de cette espèce à Petite Terre qui cependant a été très visitée ces dernières années par des naturalistes pour l'étude des oiseaux et des iguanes... (Breuil, 1994 ; Barré et al., 1997; Lorvelec et al., 2000). Les sites favorables à cette espèce (Grands Fonds, les forêts sèches de Basse-Terre et de Grande-Terre) n'ont pas été prospectés de manière approfondie. Les densités des populations sont faibles et les populations très localisées à cause de la prédation par la mangouste (?) ; seules subsisteraient quelques populations relictuelles. Les mabuyas vivent dans les feuilles, sous les amas de végétation, dans les herbes et sont difficiles à observer.

Cette espèce devrait faire l'objet, tout comme les différents serpents de l'archipel Guadeloupéen, de programmes de recherches spécifiques pour en évaluer le statut et proposer les mesures les plus appropriées afin d'en assurer la survie.

© Histoire naturelle des amphibiens et reptiles terrestres de l'archipel guadeloupéen
Michel BREUIL - Ed.Museum national d'histoire naturelle de Paris (Paris- 2002)

 

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